Bretagne Commerce International : "l'accélération du virage numérique est indispensable", estime Didier Sturlan, nouveau directeur Général

Alors que l'OMC prévoit une chute du commerce mondial entre 13% et 32% en 2020, Bretagne commerce international intensifie ses actions auprès des entreprises pour les aider à reprendre leur activité à l’export. Entretien avec Didier Sturlan, Directeur général de BCI* (Bretagne Commerce International). Partenaire exclusif de Team France Export*,  la structure régionale a décidé de dématérialiser entièrement son événement annuel, l'Open de l'International, le 6 juillet prochain.

Depuis quand êtes-vous à la tête de BCI ?

J’ai officiellement pris mes fonctions le 31 mars 2020, suite au départ de Vincent Chamaret qui a fait valoir ses droits à la retraite. Cependant, je connais bien la « maison ». J’ai intégré BCI en 2016 en tant que directeur délégué des investissements directs étrangers. Avant cela, j’ai occupé différentes missions à l’international, dans des PME ou grands groupes dont Kenwood-JVC. En tant que directeur de l’antenne commerciale de ce groupe japonais, j’étais en charge des projets d’investissement en France.

Comment se sont passés ces trois derniers mois ?

Par chance, avec l’appui de Vincent Chamaret, nous avions anticipé le confinement. Dès le 17 mars nous étions tous en télétravail et opérationnels pour lancer immédiatement une campagne d’appels sortants auprès de nos adhérents. L’objectif était de prendre de leurs nouvelles mais surtout les informer de la situation sanitaire, RH et logistique propre à chaque pays. En lien avec l'ensemble des équipes de Team France Export, nous leur avons donné les contacts utiles pour bénéficier des aides financières, notamment celles attribuées aux filiales étrangères. Nous avons aussi mobilisé notre réseau de prestataires, 230 experts répartis sur les cinq continents. Evaluer les risques, aider au rapatriement des salariés bloqués sur place, trouver de la place dans les camions et les containers ont été quelques-unes des actions prioritaires menées avec les entreprises. Durant toute cette période, le réseau a fonctionné à plein et ce sont près de 700 entreprises qui ont ainsi été accompagnées. Plus d’une trentaine de webinaires ont également été organisés au pied levé pour répondre aux questions des entreprises. La crise sanitaire nous aura permis paradoxalement d’inventer de nouveaux formats d’accompagnements individuels et collectifs.

Comment se passe la reprise ?

Après l’arrêt quasi complet du commerce international, nous sommes dans une phase de redémarrage. Pour les entreprises, reconnecter avec leurs clients est essentiel. Il faut trouver les moyens de le faire dans un contexte économiquement dégradé. La question du cash est essentielle. Là encore notre réseau de prestataires étrangers s’avère efficace pour délivrer les informations, en temps réel, pays par pays. Pour mémoire, nous avons passé le cap des 1 000 adhérents en 2019. Les attentes sont très fortes.

Comment aider les entreprises à vendre et à acheter sans se déplacer ?

84 % des entreprises bretonnes contactées veulent continuer à exporter alors même que leur service export est en incapacité de se déplacer, faute de logistique mais aussi de trésorerie. Le confinement nous a appris à utiliser massivement les outils numériques, nous allons continuer dans cette voie. Aujourd’hui, nous déployons une nouvelle offre de services dématérialisés, complémentaire de l’offre de référence de base. Des e-visites d’acheteurs étrangers en agroalimentaire, sont d’ores et déjà organisées via notre plateforme. Une vingtaine d’acheteurs de 17 pays différents ont été ou vont être mis en relation avec 42 entreprises bretonnes, via des rendez-vous B2B. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de rebond avec des informations produits et marchés. Des tutoriels en accès libre ont également été mis en ligne par les conseillers BCI afin de familiariser les entreprises avec certains aspects techniques, réglementaires ou stratégiques liés à l’international. En parallèle, nos chargés d’affaires commencent à retourner en entreprise.

Qu’en est-il des salons à l’international ?

D’ici la fin de l’année, certains salons sont maintenus en présentiel.  C’est par exemple le cas du Sial, su 18 au 20 octobre à Paris. Cependant dans un environnement instable avec le risque toujours présent d’une reprise de l’épidémie et un contexte économique tendu, nous réfléchissons avec les organisateurs de salons internationaux à de nouveaux formats. Le E-Salon via une plateforme digitale dédiée devrait se généraliser. La digitalisation des formats est une tendance forte qui devrait perdurer tant qu’elle s’avère efficace. Sur ces sujets comme ceux évoqués précédemment nous travaillons avec Team France Export mais aussi Medef International.

Comment va se dérouler l’Open de l’International  prévu le 6 juillet ?

Nous avons fait appel à la société lannionaise Apizee et en seulement deux mois nous avons mis sur pied une plateforme capable de gérer jusqu’à 1 500 rendez-vous B2B dans la journée.  Accessible gratuitement, elle propose des échanges en visio- conférence avec 112 prestataires étrangers de 64 nationalités différentes, nos conseillers, ainsi que ceux de nos partenaires. 130 salles virtuelles seront disponibles. J’invite le plus grand nombre d’entreprises bretonnes à s’inscrire dès maintenant sur la plateforme.  Elles peuvent choisir leurs interlocuteurs en fonctions des pays cibles ou de leurs problématiques d’import-export.

Alors que l'OMC prévoit une chute du commerce mondial entre 13% et 32% en 2020, Bretagne commerce international intensifie ses actions auprès des entreprises pour les aider à reprendre leur activité à l’export. Entretien avec Didier Sturlan, Directeur général de BCI* (Bretagne Commerce International). Partenaire exclusif de Team France Export*,  la structure régionale a décidé de dématérialiser entièrement son événement annuel, l'Open de l'International, le 6 juillet prochain.

Depuis quand êtes-vous à la tête de BCI ?

J’ai officiellement pris mes fonctions le 31 mars 2020, suite au départ de Vincent Chamaret qui a fait valoir ses droits à la retraite. Cependant, je connais bien la « maison ». J’ai intégré BCI en 2016 en tant que directeur délégué des investissements directs étrangers. Avant cela, j’ai occupé différentes missions à l’international, dans des PME ou grands groupes dont Kenwood-JVC. En tant que directeur de l’antenne commerciale de ce groupe japonais, j’étais en charge des projets d’investissement en France.

Comment se sont passés ces trois derniers mois ?

Par chance, avec l’appui de Vincent Chamaret, nous avions anticipé le confinement. Dès le 17 mars nous étions tous en télétravail et opérationnels pour lancer immédiatement une campagne d’appels sortants auprès de nos adhérents. L’objectif était de prendre de leurs nouvelles mais surtout les informer de la situation sanitaire, RH et logistique propre à chaque pays. En lien avec l'ensemble des équipes de Team France Export, nous leur avons donné les contacts utiles pour bénéficier des aides financières, notamment celles attribuées aux filiales étrangères. Nous avons aussi mobilisé notre réseau de prestataires, 230 experts répartis sur les cinq continents. Evaluer les risques, aider au rapatriement des salariés bloqués sur place, trouver de la place dans les camions et les containers ont été quelques-unes des actions prioritaires menées avec les entreprises. Durant toute cette période, le réseau a fonctionné à plein et ce sont près de 700 entreprises qui ont ainsi été accompagnées. Plus d’une trentaine de webinaires ont également été organisés au pied levé pour répondre aux questions des entreprises. La crise sanitaire nous aura permis paradoxalement d’inventer de nouveaux formats d’accompagnements individuels et collectifs.

Comment se passe la reprise ?

Après l’arrêt quasi complet du commerce international, nous sommes dans une phase de redémarrage. Pour les entreprises, reconnecter avec leurs clients est essentiel. Il faut trouver les moyens de le faire dans un contexte économiquement dégradé. La question du cash est essentielle. Là encore notre réseau de prestataires étrangers s’avère efficace pour délivrer les informations, en temps réel, pays par pays. Pour mémoire, nous avons passé le cap des 1 000 adhérents en 2019. Les attentes sont très fortes.

Comment aider les entreprises à vendre et à acheter sans se déplacer ?

84 % des entreprises bretonnes contactées veulent continuer à exporter alors même que leur service export est en incapacité de se déplacer, faute de logistique mais aussi de trésorerie. Le confinement nous a appris à utiliser massivement les outils numériques, nous allons continuer dans cette voie. Aujourd’hui, nous déployons une nouvelle offre de services dématérialisés, complémentaire de l’offre de référence de base. Des e-visites d’acheteurs étrangers en agroalimentaire, sont d’ores et déjà organisées via notre plateforme. Une vingtaine d’acheteurs de 17 pays différents ont été ou vont être mis en relation avec 42 entreprises bretonnes, via des rendez-vous B2B. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de rebond avec des informations produits et marchés. Des tutoriels en accès libre ont également été mis en ligne par les conseillers BCI afin de familiariser les entreprises avec certains aspects techniques, réglementaires ou stratégiques liés à l’international. En parallèle, nos chargés d’affaires commencent à retourner en entreprise.

Qu’en est-il des salons à l’international ?

D’ici la fin de l’année, certains salons sont maintenus en présentiel.  C’est par exemple le cas du Sial, su 18 au 20 octobre à Paris. Cependant dans un environnement instable avec le risque toujours présent d’une reprise de l’épidémie et un contexte économique tendu, nous réfléchissons avec les organisateurs de salons internationaux à de nouveaux formats. Le E-Salon via une plateforme digitale dédiée devrait se généraliser. La digitalisation des formats est une tendance forte qui devrait perdurer tant qu’elle s’avère efficace. Sur ces sujets comme ceux évoqués précédemment nous travaillons avec Team France Export mais aussi Medef International.

Comment va se dérouler l’Open de l’International  prévu le 6 juillet ?

Nous avons fait appel à la société lannionaise Apizee et en seulement deux mois nous avons mis sur pied une plateforme capable de gérer jusqu’à 1 500 rendez-vous B2B dans la journée.  Accessible gratuitement, elle propose des échanges en visio- conférence avec 112 prestataires étrangers de 64 nationalités différentes, nos conseillers, ainsi que ceux de nos partenaires. 130 salles virtuelles seront disponibles. J’invite le plus grand nombre d’entreprises bretonnes à s’inscrire dès maintenant sur la plateforme.  Elles peuvent choisir leurs interlocuteurs en fonctions des pays cibles ou de leurs problématiques d’import-export.

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